Nos méthodes

INSTRUMENTS

Notre principal instrument de connaissance est l’immersion dans la pratique des usagers de la ville, entre autres en la parcourant et commentant avec eux, en traquant au plus finement les détails de ceux qui retient (ou pas) leur attention dans leurs déplacements quotidiens. Ces détails filmés par eux, avec la caméra posée sur leur épaule.

Par cette méthode, ce n’est pas le chercheur qui filme et qui expose ; c’est l’usager qui fait son propre “cadrage” de la ville.

Nous souhaitons ainsi sortir de l’image du scientifique qui sait tout et qui dévoile aux autres ce qu’ils ne savent pas, afin de proposer une approche de connaissance active et partagée, où chaque acteur (usagers, chercheurs, professionnels de la ville) participe avec son rôle et avec sa propre compétence.

MATERIAUX

Les matériaux exposés de nos études de cas se présentent sous la forme de :

  • photos qui retiennent des scènes urbaines.
  • extraits vidéo des trajets (commentés) avec des habitants et/ou professionnels
  • extraits d’entretien avec nos interlocuteurs (anonymisés)
  • textes d’analyse par les membres de l’équipe (qui ont moins une vocation théorique, que le but d’orienter l’attention sur des aspects particuliers et inciter au débat.

Les matériaux de nos deux études de cas sont produits à plusieurs mains par différents membres de l’équipe, y compris par des étudiants en anthropologie et en sciences de la communication participants au projet

MÉTHODES

  • enquêtes de terrain de type anthropologique et sociologique menées depuis 2015(observations, méthode des itinéraires urbains filmés avec caméra embarquée portée par nos interlocuteurs et et commentés par eux , entretiens, récits de vie)
  • démarches d’analyse communicationnelle (analyse d’entretiens, des discours  publics : panneaux, publicitaires, toponymes, etc.)
  • cafés-débats et ateliers avec les acteurs de la ville et autres dispositifs de communication (ce site, publication)

 

COLLABORATION

Comme la plupart de l’équipe est composée d’universitaires-chercheurs de France et de Roumanie, nous proposons un regard croisé, donc informé par l’étude de cas de deux pays et villes : Brasov en Roumanie, Lyon en France. Nous avons choisi dans les deux cas de nous centrer sur des quartiers concernés par des transformations urbanistiques brutales opérées dans le temps et encore aujourd’hui.

Cette méthode de mise en perspective, par les pas de côté opérés en regardant “ailleurs”, apporte au final plus de netteté à ce que l’on regarde. De plus, certains membres de l’équipe sont anthropologues et la démarche comparative est au cœur de notre travail.